Le président de la CAF, Ahmad Ahmad, est accusé de corruption, détournement de fonds à titre personnel et de harcèlement sexuel. Il se défend.

Alors que des rumeurs fuitaient depuis quelques semaines, l’agence Reuters a annoncé lundi que le dirigeant malgache fait l’objet d’une plainte à la Chambre d’Ethique de la FIFA pour corruption et harcèlement sexuel. La CAF a limogé son secrétaire général Amr Fahmy après que ce dernier a accusé son patron Ahmad Ahmad, entre autres, de pots-de-vin et d’utilisation abusive de centaines de milliers de dollars, selon un document interne cité par Reuters.

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Interrogé mercredi par Jeune Afrique, Ahmad Ahmad réfute ses accusations portées contre sa personne et annonce à son tour une plainte contre Amr Fahmy, alors que ce dernier a déjà déposé une plainte à la Chambre d’Ethique de la FIFA, contre le dirigeant malgache.

Fahmy accuse Ahmad d’avoir dépensé 830 000 dollars supplémentaires des caisses de la CAF en commandant du matériel via une société française intermédiaire appelée Tactical Steel. Le président de la CAF répond, « Nous avons estimé que lieu systématiquement des véhicules revenait très cher, d’où la décision d’en acquérir. Cela a été faite de manière transparente. Les sommes engagées pas la CAF ont toutes été validées« ,  avant de préciser, « Une plainte sera déposée par l’entreprise française contre Fahmy. Nous avons des dossiers sur lui. C’est pour cela que nous avons décidé de ne pas le conserver. Amr Fahmy ne quitte pas la CAF après un accord à l’amiable, mais il s’agit bien d’une révocation ». 

En ce qui concerne les accusations d’harcèlement sexuel portées contre lui par des femmes employées au sein de la CAF, Ahmad Ahmad affirme une « manigance » de l’ancien SG de la CAF, « Fahmy avait fait pression sur des employées égyptiennes afin de les faire dire qu’elles étaient harcelées, ce qu’elles ont refusé de faire« , estime le patron de la CAF.