La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a tenu lundi soir une rencontre en présence des personnalités footballistiques, pour discuter de la situation du football national, dans un contexte d’élimination des Lions de l’Atlas de la CAN 2019. Fouzi Lekjaâ, président du département, a donné une assez longue allocution, dont voici les principaux points. 

Un discours lent et long, un ton responsable assumant, défendant et critiquant parfois le bilan, un discours armé de chiffres qui donnent raison à un homme, qui disons le, manie l’art des grands orateurs. Fouzi Lekjaâ a fait comprendre implicitement durant plus qu’une heure d’intervention, sa fierté des choses réalisées depuis qu’il est à la tête de la FRMF, sa fatigue et le poids des responsabilités entre la Fédé et la Confédération africaine de football (CAF), l’incapacité des clubs à accompagner le chantier de professionnalisation du football national, et sa volonté de jeter l’éponge et de soutenir un prochain président, si ce dernier a un projet et un modèle à mettre en place.

On peut comprendre également du discours de Lekjaâ que l’homme puissant du ministère des Finances tourne la page d’un cycle en notant les lacunes du cycle écoulé, notamment en promettant un nouveau système à la Direction technique nationale et une nouvelle politique envers les clubs de la Botola.

Le nouveau coach

Comme prévu, Fouzi Lekjaâ est revenu sur l’identité du futur coach des Lions de l’Atlas précisant qu’une commission sera instaurée pour traiter les « dizaines » des CV envoyées à la FRMF, au cours de la semaine prochaine. Il faudrait s’attendre à une nomination, au début du mois d’août.

DTN  

« Médiocre » est l’expression utilisée par Fouzi Lekjaâ pour qualifier le bilan de la Direction technique nationale. Le président de la Fédération assure vouloir instaurer un nouveau système de gestion interne, « Des salariés qui travaillent quotidiennement une bonne dizaine d’heures dans le Centre Maamoura, avec pas plus de trois semaines de congé, et résidents obligatoirement à Rabat ». Ces exigences concernent également le prochain coach de l’équipe nationale marocaine A.

Lekjaâ explique également qu’il refuse de calquer les modèles qu’ils soient « français », « Belge » ou autres. Il promet de constituer des équipes de travail pour sortir un modèle sur lequel la DTN doit travailler les années à venir.

Les clubs

Fouzi Lekjaâ n’a pas mâché ses mots en s’adressant aux clubs. Ils doivent selon lui effectuer la transformation aux statuts de la société sportive, avant le début de la saison. Les clubs qui ne réussiront pas cette transformation, seront interdits de jouer de la Botola. « J’enverrais mes équipes suivre de près cela » a martelé Lekjaâ, tout en précisant que les clubs qui refusent d’effectuer cette transformation, « ne veulent pas le bien du football et ne doivent plus faire partie de notre famille ».

CAF

On comprend du discours de Fouzi Lekjaâ que la conquête de la CAF est plus une mission nationale, voire une volonté d’État, qu’une tentation personnelle. Le troisième homme de l’instance africaine compte poursuivre son travail au sein de la CAF, se disant « fier » d’avoir mis fin à la mainmise du clan Hayatou. On comprend subtilement des mots du président de la Fédé qu’il vise la présidence de la CAF.

Lekjâa promet d’ailleurs d’ouvrir certains dossiers avec les concurrents tunisiens, comme il l’avait fait avec le patron du Zamalek, Mortada Mansour.