Le latéral droit des Lions de l’Atlas Nabil Dirar a livré un entretien au site Onze mondial dans lequel il a abordé plusieurs sujets concernant la CAN 2019, La participation du Maroc en Coupe du Monde 2018 et sa carrière en Europe.

« Quand je joue pour le Maroc, je peux mourir sur le terrain »

« Depuis que je suis petit, quand j’entends l’hymne national, je suis ému. Sur les réseaux, on reçoit beaucoup de messages des gens et on ne se rend pas toujours compte de la valeur de ce maillot. Et quand je joue pour le Maroc, je peux mourir sur le terrain. Je ne veux pas avoir des regrets après ma carrière, me dire que j’aurais pu faire plus. Quand il y a l’hymne national, tu as une force qui vient et tu ne peux pas expliquer ça… »

L’avis de Dirar sur Hervé Renard

« Ah oui ! Il a changé beaucoup de choses : la mentalité, la discipline, être sérieux tout le temps même s’il rigole quand même parfois et qu’on peut voir ses dents blanches (rires). Mais il veut tout le temps tirer le meilleur de toi ».

Dirar explique son choix pour le Maroc

« Parce que, à la base, au Maroc, je jouais au foot mais je n’avais même pas d’argent pour payer la cotisation, les transports et tout le reste. On n’avait pas les moyens pour ça et quand je suis monté en Belgique, ils ont tout fait pour que je devienne celui que je suis maintenant et sincèrement, j’ai hésité à jouer pour la Belgique. Après, je suis Marocain, je passe mes vacances au Maroc, ma famille vit au Maroc, je parle la langue à la maison même si j’aurais pu opter pour la Belgique, car ce sont eux qui m’ont donné cette chance-là ». 

Le plus beau souvenir de Dirar en Coupe du Monde 2018

« Après avoir perdu le premier match contre l’Iran, on était tous déçus, très tristes. On se parlait pas et après le match, les supporters sont venus devant l’hôtel, ils ont commencé à chanter et ça, c’était incroyable. On voulait tout faire pour réussi quelque chose, mais on n’y est pas parvenus ».

« C’est probablement notre dernière CAN »

« Si tu parles à tous les Marocains, évidemment qu’ils veulent la CAN. Nous aussi. Pour les mecs comme Benatia ou moi, c’est probablement notre dernière CAN, donc notre dernière chance de faire quelque chose de bien. Entre nous, on parle beaucoup de ça et j’espère qu’on pourra faire quelque chose de bien ».