Depuis son transfert au FC Barcelone, Antoine Griezmann mène une opération séduction à destination de ses partenaires et notamment du quintuple Ballon d’Or Lionel Messi. Une stratégie qui pourrait s’avérer payante pour son avenir en Catalogne.

Antoine Griezmann a beau être la recrue phare de l’été du FC Barcelone, le champion du monde français n’en oublie pas pour autant les impondérables quand on débarque en Catalogne : faire allégeance au roi Léo Messi.

Interrogé par le quotidien Sport sur la déception de la Pulga quand il a appris que Griezmann n’avait pas signé l’an passé, le 3e du dernier classement du Ballon d’Or s’est fendu d’un «c’est le meilleur. Et quand le meilleur parle, tout le monde écoute.»

L’ex-joueur de l’Atlético Madrid a également avoué être impatient de le connaitre et déjà réfléchir à comment évoluer à ses côtés. Des déclarations qui devrait faciliter son intégration dans le vestiaire Blaugrana, tant sur le fond que sur la forme.

Zlatan, l’exemple à éviter

Car ne pas s’entendre, sur comme en dehors du terrain, avec Messi est souvent synonyme d’impasse au FC Barcelone. On se souvient par exemple du cas Zlatan Ibrahimovic, arrivé à l’été 2009 en provenance de l’Inter Milan pour une somme avoisinant les 70 millions d’euros et qui avait quitté le club un an plus tard, malgré des statistiques loin d’être mauvaises (21 buts et 13 passes décisives en 45 matches toutes compétitions confondues). Les raisons de cet échec avaient finalement été révélées par Marc Ingla, directeur marketing du Barça au moment des faits : «Pourquoi ça n’a pas marché pour Ibra au Barça ? Zlatan est une bête, une machine. Mais il était à côté d’une autre machine, plus petite… Il était trop statique, Messi avait peut-être besoin de plus d’espace. Zlatan en prenait trop. Il y avait un peu de friction, je crois», avait-il analysé sur le plateau de Téléfoot.

La MSN, une complicité salvatrice

A contrario, Neymar puis Luis Suarez avaient opté pour une toute autre stratégie que le géant suédois à leur arrivée, pour la réussite que l’on connait. Le premier, transféré du FC Santos pour 88,2 millions d’euros en juillet 2013 s’était présenté comme un lieutenant de l’Argentin alors que certains au Brésil le comparaient déjà à Pelé. Et que Johan Cruyff émettait alors des doutes sur la cohabitation des deux joueurs : «je ne sais pas si deux capitaines peuvent s’entendre à bord d’un même bateau.»

Alors qu’un an plus tard, c’est l’Uruguayen Luis Suarez qui jouait la carte de l’humilité après avoir signé pour 81 millions d’euros en Catalogne. Avec une mission en tête : réussir là où Zlatan avait échoué en briguant la place de n°9 à côté de Messi. Résultat : 250 buts en Liga en seulement trois ans pour la MSN (Messi, Suarez, Neymar) et un triomphe total lors de l’édition 2015 de la Ligue des Champions.

Un succès incontestable bâti sur une complicité entre les trois hommes comme l’avait expliqué Léo Messi à la revue historique argentine El Gràfico en 2016 : «Il est vrai que nous sommes amis sur et en dehors du terrain. Nous nous entendons très bien.» Si la GSM (Griezmann, Suarez, Messi) n’a, elle, pas encore foulé la pelouse, Griezmann semble au moins savoir où il met les pieds.