A 17 ans, Neymar faisait déjà des siennes sur Penalty

Neymar (Santos)

Alors qu’il évoluait à Santos, le Brésilien avait obtenu la tête de son entraîneur de l’époque, qui lui avait refusé le droit de tirer un penalty.

Edinson Cavani n’est pas le premier à se heurter à la volonté de Neymar de tirer un penalty. Dimanche soir, en éconduisant fermement son partenaire au moment de s’avancer face au portier lyonnais Anthony Lopes, l’Uruguayen a pris ses responsabilités. Et échoué. Provoquant l’ire de l’ancien Barcelonais dans les vestiaires après la rencontre. Un épisode colérique qui n’est pas une première pour celui-ci puisque le quotidien espagnol AS a trouvé un précédent en 2010. A l’époque, Neymar n’avait que 17 ans et il évoluait encore au Brésil, à Santos. Lors d’une rencontre face à l’Atletico Goianiense, le futur crack du PSG obtenait un penalty, qu’il souhaitait transformer lui-même. Seul souci, comme dimanche soir au Parc des Princes, il n’était pas l’exécuteur désigné par son entraîneur, Dorival Junior. Un entraîneur qu’il allait ensuite copieusement insulter, avant de s’en prendre aussi à certains de ses partenaires qui tentaient de le raisonner…

Dans la foulée, Dorival Junior décidait d’écarter son joueur et de lui infliger une amende s’élevant à 30% de son salaire mensuel, malgré les excuses de Neymar. L’entraîneur adverse, Rene Simoes, avait même lâché à son propos : «Il faut éduquer ce joueur et faire attention à ce que le football brésilien ne crée pas un monstre.» Dans le mauvais sens du terme évidemment. De son côté, Dorival avait lui aussi justifié son choix : «Neymar n’offrait pas de sérieuses garanties dans cet exercice, notamment à l’entraînement. C’est pour ça que j’ai décidé que Marcel devait s’en charger. C’était mon choix, point à la ligne.»


Déjà en 2010, Neymar avait fait la tête pour un... par evidenceprod

Une décision guère du goût de Neymar qui allait conduire au limogeage de… l’entraîneur, les dirigeants de Santos ayant visiblement fait leur choix. Un précédent qui pourrait inquiéter Unay Emery et qui pourrait, qui sait, l’inciter à demander à Cavani de partager les responsabilités sur penalty. Car ce n’est sans doute pas aujourd’hui qu’il est devenu le joueur le plus cher de la planète que le Brésilien a perdu de son influence. Aussi négative puisse-t-elle potentiellement être….