Évoquée déjà depuis de nombreuses années, la tenue d’une possible épreuve en Tunisie a repris corps récemment.

Nous avons besoin de tout le monde pour y arriver. Nous sommes à proximité de l’Europe, là où les circuits sont usés. L’endroit ? Ce sera à Salloum, entre la ville de Hammamet et Ennfidha. Nous avons l’accord de principe des responsables de l’Etat. Mais nous avons besoin de 600 millions de dinars (environ 200 millions d’euros). D’ici l’année 2015, nous aurons le Grand Prix de Tunisie.

En novembre 2012, Chedly Zouiten, le président du National Automobile Club de Tunisie (NACT), se voulait résolument optimiste quant aux chances de son pays d’organiser rapidement un Grand Prix de Formule 1.

Un optimisme battu en brèches par la réalité économique d’une discipline dont les coûts n’ont eu de cesse d’augmenter ces dernières années, sous l’impulsion de son ancien grand argentier, Bernie Ecclestone, faisant payer très cher le ticket d’entrée au calendrier.

La réalité économique et politique également d’un pays secoué fortement et qui, clairement, n’avait que faire d’organiser une telle épreuve, si éloignée des préoccupations actuelles.

Sauf que la motivation de Zouiten ne s’est pas éteinte avec le temps et les difficultés. Recalé à deux reprises, en 2003 et 2012, son projet n’a jamais pour autant cessé d’exister et de se développer. Et il pourrait revenir sur le devant de la scène d’ici un mois. Une première vidéo a été diffusée sur internet pour dévoiler les premiers détails de la création d’un complexe automobile dédié principalement à la Formule 1.

Il s’agirait d’un circuit de 4,950 km répondant aux normes actuelles de la discipline notamment en termes de sécurité. Il se situerait toujours au même endroit, à environ 80 kilomètres de Tunis, à proximité de la ville touristique de Hammamet et de l’aéroport d’Enfidah.

Le coût d’un tel projet serait estimé à environ 250 millions d’euros, dont une partie pourrait être financée par du «crowdfunding», ce système de financement participatif via la toile.

La Tunisie prendrait alors le relais de l’Afrique du Sud, le dernier pays du continent africain à avoir accueilli un Grand Prix de Formule 1 – en 1993 – sur le circuit de Kyalami, près de Johannesburg.

Il y a donc un quart de siècle. Il ne s’agirait en revanche pas d’une première dans le concert international de l’automobile pour la Tunisie qui accueillait déjà un Grand Prix dans les années 1920 et au début des années 1930.

Ainsi, en 1931, l’Italien Achille Varzi avait été le dernier à s’imposer au volant d’une Bugatti. Zouiten parviendra-t-il enfin à réaliser son rêve ?

Cela s’annonce compliqué financièrement mais la Tunisie ne manque pas d’atouts pour séduire Liberty Media, le nouveau patron de la discipline, alors qui sait…