Le Français de 33 ans a remporté un nouveau titre de champion du monde après avoir bien négocié le rendez-vous en Grande-Bretagne.

Sa régularité a une nouvelle fois payé. Dans le toujours redouté Rallye de Grande-Bretagne, Sébastien Ogier (M-Sport/Ford, également championne du monde des constructeurs) a validé, lors de l’ultime spéciale, un nouveau titre de champion du monde WRC.

Le 5econsécutif. Un rallye au cours duquel, il aura surmonté les épreuves (jantes cassées et un disque de freins) et résister à la tension entourant le suspense autour de l’attribution du titre. Le Français (33 ans, 40 succès en championnat du monde) a, avant le rallye d’Australie (16-19 novembre, dernière manche du calendrier) remporté 2 rallyes cette année (Monte-Carlo et Portugal).

Sébastien Loeb (9 titres mondiaux) et Michael Schumacher (7) étant, en sport automobile, les pilotes les plus titrés.

Au micro de L’Equipe TV, le tout frais champion du monde a, très ému, résumé : “Je ne sais pas quoi dire… C’est une fin incroyable. Merci à l’ensemble de l’équipe, le boulot a été dur et tous ont travaillé à fond. Etre champion du monde avec cette équipe, quelle émotion incroyable…” 

Ogier, catégorie poids lourds. Il entre, comme Martin Fourcade (6 fois vainqueur consécutivement de la Coupe du monde) ou Teddy Riner (9 titres mondiaux), dans la catégorie des têtes les plus couronnées du sport français. Attendus et presque toujours à l’heure. Imperméables à l’adversité, à la concurrence, aux multiples obstacles. Aux sautes d’humeur ou au manque de réussite.

Cette saison, Sébastien Ogier (33 ans) devait faire face au retrait de Volkswagen, prononcé au soir d’un 4e sacre mondial. Il a rebondi, vite et bien au volant de M-Sport/Ford, prouvant une nouvelle fois avec Julien Ingrassia, son copilote depuis 2006, son sens de la course pour maintenir une trajectoire parfaite vers la gloire.

Moniteur de ski et champion de boule lyonnaise

S’il a connu des saisons plus fastes (9 rallyes remportés en 2013, 8 en 2014 et 2015, ou encore 6 en 2016), Sébastien Ogier a, cette année, joué placé. Uns stratégie payante privilégiant les «gros points», comme l’a souligné Sébastien Loeb, son ancien équipier et prestigieux devancier au palmarès.

Ogier (3e Français sacré champion du monde après Didier Auriol en 1994 et les 9 titres de Loeb entre 2004 et 2012), 3e (à 45’’2) d’un rallye de Grande-Bretagne remporté par son équipier Elfyn Evans, le Français prolonge la mainmise bleu-blanc-rouge sur la discipline.

Le gapençais n’a pas encore révélé l’identité de sa prochaine voiture. Un nouveau défi qu’il relèvera, dans le coffre, l’autocollant de n°1.

Ogier, le surdoué (il a été moniteur de ski et champion de boule lyonnaise), champion du monde juniors en 2008 continue d’enchaîner et de confisquer les titres. S’il ne jouit pas de la popularité de Sébastien Loeb, il avance à toute vitesse.

Sans s’offusquer. Sans rien revendiquer. Ses titres parlent pour lui. Son émotion, dimanche, a résumé l’âpreté d’une saison à part. Un nouveau chapitre de sa folle histoire. Avec 5 couronnes mondiales, il devance maintenant les légendaires Finlandais Juha Kankkunen (1986, 1987, 1991, 1993) et Tommi Mäkinen (1996-1999), 4 titres.

Sébastien Loeb (9 titres mondiaux) et Michael Schumacher (7) restant, en sport automobile, les pilotes les plus titrés.