Le président de la Fédération polonaise de cyclisme (PZKOL), Dariusz Banaszek, au coeur d’un scandale sexuel et financier, a annoncé vendredi sa démission, réclamée depuis plusieurs mois par le ministre des Sports.

Dans un communiqué publié par PZKOL, M. Banaszek, aux commandes de la Fédération depuis décembre 2016, déclare agir «pour le bien» du cyclisme et clame son innocence. La Fédération s’est retrouvée impliquée dans un important scandale sexuel après des déclarations de son ancien vice-président qui avait accusé fin novembre plusieurs membres d’agressions sexuelles et de viols, que l’organisation a démentis.

Cet ancien numéro deux de PZKOL, Piotr Kosmala, avait affirmé dans une interview que des membres de l’exécutif de la Fédération avaient commis des agressions sexuelles, y compris des viols, envers des membres de la fédération, dont des mineures. Il a qualifié «d’épouvantable» l’étendue de l’affaire. A la suite de ces accusations, le ministre des Sports Witold Banka a réclamé la démission de la direction de la Fédération, et lui a coupé les fonds en 2018, instaurant à la place un financement individuel des coureurs et des équipes.

PZKOL est lourdement endetté et ses comptes ont été saisis par un huissier, selon l’agence PAP. En décembre, huit des neuf membres de la direction de la Fédération ont présenté leur démission, sauf Banaszek. Une nouvelle direction de PZKOL, proche de Banaszek, a été ensuite élue lors d’un congrès extraordinaire.

«Il n’y a pas eu de scandale de mœurs. Il n’y a pas eu d’audit qui le prouverait. Il n’y a pas lieu à une mise en accusation», avait alors déclaré aux délégués Banaszek en rejetant les griefs avancés contre lui.