La Fédération tunisienne du Rugby réagit à la polémique autour de la sélection du Zimbabwe, qui aurait été contrainte de dormir dans la rue, en marge du tournoi africain de qualification pour le Mondial-2019 au Japon. Dans un communiqué parvenu à Sport24info, la Fédération déplore “fermement les agissements antisportifs” de la délégation Zimbabwéenne.

La Fédération tunisienne de rugby a regretté mercredi “les agissements antisportifs” des responsables de l’équipe nationale du Zimbabweg, qui a passé la nuit dans la rue pour protester contre la vétusté de l’hôtel dans lequel elle devait dormir.

Le XV du Zimbabwe doit rencontrer samedi celui de Tunisie dans le cadre du tournoi africain de qualification pour le Mondial-2019 au Japon.

Des photos diffusées sur les réseaux sociaux montrant des joueurs des “Sables”, leur surnom, dormant dans la rue, faute de logement décent selon les Zimbabwéens, ont fait scandale mardi dans leur pays.

La Fédération tunisienne a souligné que le dirigeant de l’équipe zimbabwéenne avait commencé par refuser des payer les 20 euros par personne de visa lundi, entraînant quatre heures d’attente pour les joueurs à l’aéroport jusqu’à ce qu’il se résigne à payer.

A l’arrivée lundi soir à l’hôtel à Béjà (nord), il s’est plaint de l’état des sanitaires, de “l’absence d’une piscine et de la faiblesse du débit internet”, selon la Fédération tunisienne.

L’équipe est alors descendue dans la rue, préférant y passer la nuit jusqu’à être transférée à l’aube vers un hôtel plus prestigieux à 40 km de là.

La Fédération tunisienne de rugby a exprimé mercredi “son profond regret pour tout ce qui s’est passé et déplore fermement les agissements anti-sportifs et anti-éthiques de la délégation zimbabwéenne qui ne reflètent pas les liens solides d’amitié entre les deux pays”.

Soulignant la tradition “d’accueil et d’hospitalité” tunisienne, elle a fait valoir que l’hôtel “deux étoiles” respectait le cahier des charges, et que les organisateurs du tournoi s’étaient efforcés de trouver mieux au plus vite lorsque l’équipe du Zimbabwe s’était plainte.

Entraînée par le Sud-Africain Peter de Villiers, le Zimbabwe, qui ne s’est plus qualifiée pour un Mondial depuis 1991, a perdu le week-end dernier contre le Kenya à Nairobi (45-36) et occupe la troisième place de sa poule de qualification.

Un responsable zimbabwéen avait critiqué le traitement réservé aux Sables par la Tunisie, mais aussi le manque de financement dont pâtit le XV national.

La Fédération tunisienne elle même a des moyens financiers limités. Ses joueurs dormiront dans un hôtel deux étoiles voisin de celui incriminé, a souligné son directeur technique Samir Ben Magtouf, assurant qu’il n’y avait pas eu de différence de traitement. Même si les rares commentaires Trip Advisor de cet hôtel sont meilleurs.

Avec AFP.