En 2014, Poutine était prêt à faire abattre un avion pendant les JO

à 16:41

Le président russe révèle qu'il avait donné l'ordre d'abattre un avion de ligne turc transportant 110 passagers le jour de l'ouverture de JO des Sotchi en 2014.

Vladimir Poutine a failli créer un incident diplomatique. Citant le documentaire «Poutine», l'agence Reuters rapporte que le chef d'état russe avait donné l'ordre d'abattre un avion de ligne turc quelques minutes avant la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Sotchi. Le documentaire a été diffusé dimanche 11 mars sur le réseau social russe Odnoklassniki. Ce vendredi 7 février, on alerte le président de la menace d'une attaque terroriste. Un pirate de l'air aurait été repéré à bord d'un Boeing 737 de la compagnie aérienne turque Pegasus Airlines, allant de Kharkiv (ville du nord de l'Ukraine) à Istanbul et transportant 110 passagers.

Une sécurité impressionnante

Les menaces d'attaques terroristes se sont succédé les derniers mois, la tension est à son comble. La sécurité autour de ces Jeux est à son maximum: 100.000 policiers et agents de renseignements sont déployés. Ce sont tout simplement les Jeux les plus chers de l'Histoire: 50 milliards de dollars (environ 37 milliards d'euros). Tout doit donc être parfait pour donner la meilleure image au monde entier.

Vladimir Poutine est alors dans le bus menant au stade olympique en présence des membres du CIO et revient sur le moment où cet événement planétaire aurait pu tourner en catastrophe: «On m'a dit qu'un pirate de l'air avec une bombe voulait atterrir à l'aéroport de Sotchi. Après avoir demandé conseil, on m'a dit que dans de telles situations, le plan d'urgence prévoit que l'avion soit abattu dans les airs. J'ai donc donné cet ordre. Aux questions des hôtes étrangers qui se trouvaient dans le bus, j'ai répondu que tout allait bien.» Heureusement, l'ordre ne sera pas mis à exécution puisque le prétendu pirate de l'air était en réalité un passager ivre.

Selon le documentaire, environ sept minutes se sont écoulées entre le premier appel informant Poutine d'une attaque terroriste et le second indiquant la fausse alerte. À la question du journaliste, Andrey Kondrachov, sur son état d'esprit pendant ce laps de temps, le président confie: «Je pense qu'il vaut mieux ne pas en parler.»