La Confédération africaine de Football (CAF) a désigné, mardi matin, l’Egypte le pays hôte de la CAN 2019. L’Afrique du Sud, concurrente des Pharaons, dénonce une “injustice”, qui serait manœuvrée par le Maroc.

L’Afrique du Sud, qui avait pourtant présenté une candidature sous conditions pour l’organisation de la CAN 2019, n’a pas encore digéré la victoire de l’Egypte dans la course pour abriter la compétition, retirée au Cameroun novembre dernier. Dans une lettre adressée à la CAF, la Fédération sud-africaine de football (Safa) dénonce des vices de procédure cruciaux dans le processus de l’attribution de l’organisation de la CAN.

La Safa révèle qu’elle n’a pas été officiellement informée du changement de la date de la réunion du comité exécutif de la CAF, avancée d’un jour, alors qu’elle devait se tenir mercredi 9 janvier.

Safa rappelle également qu’aucune équipe d’inspection n’a été envoyée en Afrique du Sud.

La CAF avait pourtant annoncé un processus qu’elle va suivre avant l’annonce du pays hôte, incluant des visites dans les deux pays et une période d’évaluation.

Nous considérons ce processus comme extrêmement irrégulier et, à ce titre, nous réservons nos droits en ce qui concerne les questions de procédure relatives à l’attribution du pays hôte pour Afcon 2019.” Peut-on lire dans la lettre de la Fédération sud-africaine.

Paul Russel, DG de la Safa, avait déjà affirmé qu’il était “fort possible que des considérations politiques” ont poussé la CAF à écarter la dossier sud-africain.

L’Afrique du Sud s’en va également dans ses spéculations et estime que le Maroc aurait influencé le vote au sein du comité exécutif de la CAF, à cause du soutien porté par la Safa en faveur du dossier nord-américain pour l’organisation du Mondial 2016, contre le Maroc.