Malgré un budget astronomique dépensé en mars 2016, l’État n’a pas pu mettre fin au vandalisme dans les stades ou même minimiser ses dégâts. 

Comment les hooligans ont pris le dessus sur l’État? Depuis plusieurs années, le traitement du cas des “Ultras” inquiète les autorités du pays. Casablanca, Rabat, Fès, Tanger, Marrakech, les villes les plus denses du Maroc ont tous été vandalisés au moins une fois avant, pendant ou après un match de football.

Selon “Assabah”, 300 millions de dirhams ont été dépensés pour résoudre le problème de hooliganisme. Hélas, le fléau ne fait qu’empirer. La semaine dernière, à Fès et à Tanger, les sièges de deux stades ont été arrachés en l’espace de 24 heures seulement. Les actes de vandalisme se sont poursuivis à l’extérieur du stade, des vitres ont été cassées et des installations annexes bousillées.

Programme anti-hooliganisme instauré en 2016

Après les événements qu’a connus le match Chabab Rif Al Hoceima- Raja en février 2016 (2 morts), la FRMF s’était réunie avec le ministère de l’Intérieur et de la Jeunesse et des Sports pour faire le point sur la situation. Plusieurs démarches et solutions ont été approuvées par l’État ce jour-là: réhabilitation des infrastructures, construction de tourniquets afin de ”faciliter” l’accès au stade, modernisation du système de billetterie en numérotant les sièges… etc., le tout en collaboration avec la société “Sonarges” chargée du volet logistique.

Dans le même programme, un volet avait été consacré à l’organisation et l’encadrement des associations de supporters en partenariat avec le ministère de la Jeunesse et des Sports. Depuis, la situation a pris une plus grande ampleur. En 2017, des actes décevants se sont produits dans plusieurs matchs, KACM-RCA à Marrakech, RSB-WAC à Rabat, WAC-AS FAR à casa, RCA-DHJ à Rabat pour ne citer que ceux-là…

Impuissance face aux Ultras

Le cas des mouvements “Ultras” suscite de la polémique. Boucs émissaires de cette situation, les Ultras ont subi une forte répression de l’État. Poursuites judiciaires, interdictions de tifos, banderoles et de drapeaux…etc. En colère,  les ultras avaient décidé de boycotter tous les matchs de leur club et à durée indéterminée.

Face à la promotion de l’image du Maroc à l’étranger à travers plusieurs événements, dont la volonté d’organiser la Coupe du monde 2026, l’État avait finalement fait marche arrière en interdisant seulement les tifos d’être soulevés dans les stades.

Devant cette vague de violences, l’objectif des dirigeants est toujours le même, prendre des mesures fermes et draconiennes pour atténuer la souffrance des citoyens.