Nouveau manger du club de l’AS Monaco, l’ancien international et meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France s’est exprimé pour la première fois devant la presse mercredi.

Le choix de Monaco
“Avoir l’opportunité de revenir ici, c’est extraordinaire. Quand j’ai reçu l’offre de Monaco, c’était le choix du coeur. Monaco s’est présenté comme une évidence pour moi. Je veux remercier le président, le vice-président et le directeur sportif (du club de Monaco, ndlr) de me donner l’opportunité de revenir à la maison, à la case départ.”

Son état d’esprit
“Je n’ai pas de stress. Il y a un travail énorme à effectuer, on va tout faire pour (réussir). Il y a toujours cette petite flamme à l’intérieur, tu te poses des questions, mais pas de stress (…) Il y a surtout de l’envie.”

Ses priorités avec l’ASM
“Il faut penser à Strasbourg (le match de samedi prochain). Le moral n’est pas toujours au plus haut, ce n’est pas facile de préparer un tel match quand la moitié de l’équipe n’est pas là (en sélection, ndlr). Ce n’est pas une excuse mais un fait. Il va falloir trouver un bon équilibre, une certaine joie et une sécurité. Il va falloir éviter les buts. Le présent c’est Strasbourg. Il y a des joueurs que je n’ai pas encore vus et à qui je n’ai pas pu présenter mes concepts (…) Pour l’instant je suis ici et concentré sur ma mission. Le succès, c’est relatif. Pour certains c’est gagner la Ligue des champions. Certains ne sont jugés que là-dessus. Pour moi, un coach est fait pour rendre les joueurs meilleurs. C’est ma mission.”

Henry prévient ses joueurs
“Quand on travaille, on travaille mais il y a aussi des moments où il faut rigoler, prendre du plaisir. Mais il va falloir aussi cravacher, travailler dur. J’aime rigoler mais quand on travaille, on travaille. Il y aura énormément d’intensité.”

Son apprentissage du métier
“j’ai fait ce que j’avais à faire. J’ai passé mon 1er degré, le 2e, le 3e. Ca m’a pris 3 ans. Quand il fallait ramasser les maillots des jeunes d’Arsenal, je l’ai fait. Porter les plots et les buts aussi. Avec ce qui s’est passé avec la Belgique, les gens se sont dit “ah, peut-être que…”

Sur son passé de grand joueur
“Je pense que ça aide. On a vu de très grands entraîneurs qui n’ont pas joué au foot et vice versa. Ça ne veut pas dire que grâce à ça, ce sera plus facile. Quand tu joues, si tu es impatient, tu peux descendre sur le terrain et faire ce que tu as à faire. Quand tu es coach, il faut être patient. C’est différent.”

Deschamps et Zidane, modèles à suivre
“Il faut essayer de gagner comme eux (sourire). Quand je vois Dédé et Zizou, on parle de coach à coach, de l’aspect tactique. Chacun a ses idées, sa façon de travailler. Mais ils restent un exemple, surtout pour nous les Français.”